Indicateurs 2017

Le double projet économique et social est profondément ancré dans la culture de Danone. L'objectif de l'entreprise est de créer de la valeur et de la partager avec ses actionnaires et l'ensemble de ses parties prenantes.

Performance environnementale

Dans le cadre de son engagement One Planet, One Health, Danone a identifié quatre ambitions clés au cœur de sa Stratégie Nature : la lutte contre le changement climatique, la protection des cycles de l’eau, la co-création d’une économie circulaire et la promotion d’une agriculture régénératrice. L'entreprise est convaincue que c’est en renforçant sa collaboration avec ses partenaires tout au long de sa chaîne de valeur qu'elle pourra mener à bien cette transformation.

Dans le cadre de son engagement One Planet, One Health, Danone a identifié quatre ambitions clés au cœur de sa Stratégie Nature : la lutte contre le changement climatique, la protection des cycles de l’eau, la co-création d’une économie circulaire et la promotion d’une agriculture régénératrice. L'entreprise est convaincue que c’est en renforçant sa collaboration avec ses partenaires tout au long de sa chaîne de valeur qu'elle pourra mener à bien cette transformation.

Performance environnementale : Scorecard
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Taux de couverture des indicateurs environnementaux

Le tableau ci-après montre le taux de couverture des données environnementales relatives aux sites Danone au 31 décembre 2016 et 2017 (« Périmètre Environnement Sites de production » pour les indicateurs pertinents). Pour les données 2017, ce taux de couverture avoisine 95% de la production totale. S’agissant des indicateurs clés de performance (ICP) ci-après, l’évolution par rapport à 2016 est exprimée en données comparables et concerne les sites de production actifs pendant les deux exercices financiers (sont donc exclus les sites achetés ou lancés en 2017, et ceux vendus ou fermés en 2016).

Nombre de sites certifiés ISO 14001

Danone a construit sa politique de gestion environnementale en se basant sur le référentiel international de la norme ISO 14001. Cette certification ISO constitue une condition préalable du Groupe pour atteindre le niveau maximum de performance lors de ses audits d’évaluation des risques environnementaux GREEN (voir paragraphe suivant).

Programme GREEN

En 2006, Danone a déployé au niveau mondial le programme GREEN (Global Risk Evaluation for the Environment), qui permet de suivre par des audits internes les principaux risques environnementaux relatifs aux sites industriels (risques d’accidents, de réputation et de non-conformité à la réglementation environnementale).

Au 31 décembre 2017, 69% des sites industriels de Danone (Périmètre Environnement Sites de Production, voir Note méthodologique) ont fait l’objet d’un audit GREEN externe au moins une fois, soit 124 sites (contre 64% soit 120 sites en 2016). Sur ces 124 sites, 104 sites sont conformes aux standards de l’entreprise (score supérieur à 800 sur 1000) contre 98 en 2016.

L’évaluation complète des sites repose sur 6 catégories de risques inhérents aux activités industrielles de Danone : système de gestion de l’environnement, autorisations d’exploitation, gestion de l’eau, émissions atmosphériques (gestion de l’air), traitement des déchets et substances dangereuses. Elle s’effectue selon trois niveaux de maîtrise des risques qui déterminent la fréquence à laquelle ces derniers font l’objet d’un audit.

Pour les sites non-conformes, des plans d’actions sont déployés afin de remédier aux non-conformités. Le suivi de leur mise en œuvre est assuré avec l’augmentation de la fréquence des audits GREEN.

Dépenses et investissements environnementaux

En 2017, les investissements de Danone pour la protection de l’environnement se sont élevés à 27 millions d’euros soit environ 2,8% des investissements industriels totaux de Danone (25 millions d’euros en 2016 soit environ 3 %). Les principales catégories de ces investissements réalisés en 2017 concernent :

  • la mise en conformité environnementale : traitement des déchets, traitement des eaux usées, stations d’épuration, mesure du bruit, qualité de l’air, etc. ;
  • les investissements destinés à la réduction des émissions de carbone (économie d’énergie, utilisation d’énergies renouvelables, logistique et éco conception des emballages).
  • Les dépenses de fonctionnement liées à l’environnement se sont élevées à 120 millions d’euros en 2017 (116 millions d’euros en 2016). Elles ont été réparties de la manière suivante : 37 millions d’euros pour la gestion des déchets, de l’eau, de l’air ; 53 millions d’euros pour les cotisations sur les emballages ; 30 millions d’euros pour les autres dépenses (par exemple 14 millions d’euros d’impôts et taxes et 9 millions d’euros d’amortissements).

 

 

 

 

Pour renforcer la résilience de son cycle alimentaire global et ouvrir la voie à une croissance responsable et pérenne, Danone lutte contre le changement climatique en réduisant son empreinte environnementale et en aidant la nature à séquestrer plus de carbone. Danone s’est fixé pour objectif zéro net émissions de carbone à l’horizon 2050 sur l’ensemble de sa chaîne de valeur. En 2017, ses objectifs de réduction des émissions ont été officiellement approuvés par l'initiative “Science-Based Targets”.

MESURER ET COMPENSER LES ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE

Danone consolide la mesure de ses émissions de gaz à effet de serre sur son périmètre de responsabilité élargi, direct et partagé, selon les 3 catégories d’émission définies par le GHG Protocol : scope 1, 2 et 3.  

  • Scope 1 : les émissions directes liées aux installations de combustion fixes et mobiles et les installations réfrigérantes situées à l’intérieur du périmètre opérationnel (consommation de combustible dans les chaudières ; les véhicules ; les fuites de gaz réfrigérants).
  • Scope 2 : les émissions à énergie indirectes liées à la génération de l’électricité, la vapeur, la chaleur ou le froid achetés et consommés par Danone.
  • Scope 3 : toutes les émissions indirectes dues aux activités d'une organisation qui ne sont pas comptabilisées dans le scope 2 et qui sont liées à la chaîne de valeur complète, y compris les émissions des fournisseurs et des consommateurs. Par exemple, les émissions du périmètre 3 peuvent inclure l'agriculture, le transport et la distribution de produits, et divers biens et services achetés.

Emissions de gaz à effet de serre sur le scope 1 et 2

Les émissions de gaz à effet de serre directes et indirectes scopes 1 et 2 (voir description ci-haut) sont calculées selon la méthodologie décrite dans le GHG Protocol Corporate (Greenhouse Gas Protocol) (voir Note méthodologique). L’approche choisie par Danone consiste à intégrer, dans la mesure de son scope 1 et 2, toutes les sources d’émissions sous le contrôle opérationnel de ses sites industriels ; ses entrepôts et des véhicules de fonction.

En janvier 2016, le GHG Protocol a publié un guide sur la méthode de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre du scope 2 qui introduit un “double bilan” :

  • un bilan basé sur la localisation (location based) : reflète les émissions liées à la consommation d’électricité du réseau conventionnel. Elle utilise donc principalement un facteur d’émission moyenné du mix énergétique du pays.
  • un bilan basé sur le marché (market based) : reflète les émissions liées à la consommation d’électricité en tenant en compte des spécificités des contrats d’énergie choisis et permet de traduire la volonté spécifique d’une organisation de s’orienter vers une politique d’utilisation de l’énergie de sources renouvelables.

Danone a fixé ces objectifs de réduction de ses émissions selon la méthode dite Market-Based. Cet ajustement permet de mieux prendre en compte l’impact de la part d’énergie renouvelable utilisée.


(en ktonnes équivalent CO2eq)2016
Market Based
2017
Location based
2017
Market based
Scope 1595644644
Scope 2937937817
Total Scope 1 & 2153315811460

Les émissions en tonnes équivalent CO2 scopes 1 et 2 ont diminué de 4,7% entre 2016 et 2017 et de 13,1% entre 2015 et 2017.

 

À périmètre comparable, les émissions totales en tonnes équivalent CO2 scope 1 et 2 ont diminué de 5% par rapport à 2016 et de 9,7% par rapport à 2015 principalement grâce à l’achat d’électricité de sources renouvelables.

Emissions de gaz à effet de serre sur le scope 3

Les émissions atmosphériques de gaz à effet de serre indirectes scopes 3 (voir description ci-haut) sont calculées selon l’approche de l’analyse de cycle de vie des produits finis en prenant en compte les émissions de chaque étape : achats de matières premières (y compris amont agricole et lait), emballages, production, transport et distribution, stockage, utilisation des produits et fin de vie des produits. Cette méthode permet d’identifier les leviers de réduction les plus significatifs.

Les émissions en tonnes équivalent CO2 scope 3 en 2017 s’élèvent à 20,2 millions de tonnes équivalent CO2 (sur 89 % des ventes en volume de Danone). Celles-ci sont principalement constituées des émissions relatives aux achats de produits et de services (15,4 millions de tonnes équivalent CO2), d’utilisation des produits vendus (1,6 millions de tonnes équivalent CO2) et de transport et distribution des marchandises (respectivement 1,2 millions de tonnes équivalent CO2 en aval et 0,5 millions équivalent CO2 en amont).

Emissions de gaz à effet de serre totales sur le périmètre de responsabilité élargie scopes 1, 2 et 3

Les émissions totales de Danone en 2017 sur son périmètre de responsabilité élargie scopes 1, 2 et 3 s’élèvent à 21,6 millions de tonnes équivalent CO2 (sur 89 % des ventes en volume de Danone).

Le ratio des émissions totales de Danone sur son périmètre de responsabilité élargie scopes 1, 2 et 3 a diminué de 4,8% entre 2016 et 2017 et de 13,2% entre 2015 et 2017.

À périmètre comparable, ce ratio a diminué de 5,9% par rapport à 2016 et de 10,5% par rapport à 2015, en raison de la baisse des ventes des activités Produits Laitiers et d’Origine Végétale (dont le ratio est supérieur à celui de l’entreprise), de l’augmentation des ventes des activités Eaux (dont le ratio est inférieur à celui de l’entreprise) et grâce aux actions de réduction des émissions (achat d’électricité de sources renouvelables, utilisation de materiaux recyclables pour les emballages, diminution du poids des emballages, etc.).

Avec 93,2% des émissions totales de Danone sur son périmètre de responsabilité élargie, le scope 3 représente le poste le plus contributeur, devant les émissions du scope 1 (3,0%) et du scope 2 (3,8%).

Au sein du scope 3, le poste d’émissions le plus important est celui relatif aux achats de produits d’origine agricole (57,4%), devant les emballages (11,2%), le transport amont et aval des marchandises (7,6%) et l’utilisation des produits (7,2%).

Les émissions relatives aux achats de produits d’origine agricole sont principalement liées au lait (71,3%), suivi par les ingrédients laitiers (17,2%) et autres matières premières (11,5%).

REDUIRE LA CONSOMMATION D’ENERGIE DES USINES

Consommation d’énergie dans l’organisation

Le tableau ci-dessous présente les données relatives à la consommation totale d’énergie des sites Danone au 31 décembre 2016 et 2017 (Périmètre Environnement Sites de production).

Intensité de la consommation d’énergie totale (kWhtonne de produit)

Intensité de la consommation d'énergie

L’intensité de la consommation d’énergie de Danone (en KwH par tonne of produit) a baissé de 0,8% en 2017 par rapport à 2016.

À périmètre comparable, l’intensité de la consommation d’énergie a baissé de 2,6% entre 2016 et 2017. Entre 2015 et 2016, elle avait légèrement augmenté de 0,5%.

Cette baisse est le résultat d’une part d’actions de réduction et d’optimisation de la consommation énergétique notamment dans les filiales de la zone Afrique (-1,5%) et d’autre part le résultat de la baisse des ventes des activités Produits Laitiers et d’Origine Végétale (dont le ratio est supérieur à celui de l’entreprise), de l’augmentation des ventes des activités Eaux (dont le ratio est inférieur à celui de l’entreprise) résultant à un effet favorable de -1,1%.

Réduction de l’énergie consommée depuis l’an 2000

Le graphique ci-dessus représente l’évolution de l’intensité totale de la consommation d’énergie sur les sites de production (en kWh/tons de produits) depuis 2000, pour les périmètres de reporting de chaque année concernée. Depuis l’an 2000, Danone a réduit son intensité totale de consommation d’énergie de 51%. L’objectif est d’atteindre 60% en 2020.) 

PROMOUVOIR LE RECOURS AUX ENERGIES RENOUVELABLES

Danone s’est engagé dans le cadre de l’initiative RE100 (initiative globale et collaborative réunissant plus de 100 entreprises influentes engagées dans l’électricité 100 % renouvelable) vers une transition vers de l’électricité de 100 % d’origine renouvelable en 2030. En 2017, 24 sites industriels ont acheté de l’électricité provenant de sources 100 % renouvelables (énergie éolienne, énergie hydraulique, etc.). Au total, cela représente 18 % des achats d’électricité de Danone en 2017 contre 7 % en 2016.

Danone expérimente également localement des projets de production et d’utilisation d’énergies thermiques d’origine renouvelable. Ainsi, certains sites, ont adopté depuis le début des années 2010 des innovations énergétiques telles que des chaudières à bois, des digesteurs de méthanisation ou du bio fuel. Sur l’ensemble des Métiers, l’énergie thermique d’origine renouvelable produite et utilisée sur site représentait 6 % de l’énergie thermique totale consommée par Danone en 2017 contre 4 % en 2016.

UTILISER DES RÉFRIGÉRANTS NATURELS

Emissions dûes aux réfrigérants impactant la couche d’ozone (ODS) en t/éq CFC 20162017
CFC00
HCFC0,1580,107

Les émissions dues à l’utilisation de réfrigérants qui portent atteinte à la couche d’ozone (uniquement les HCFC) ont diminué de 32% en 2017 (sur le périmètre Environnement sites de production). Cette diminution résulte du remplacement progressif de ces réfrigérants, en adéquation avec les exigences du protocole du Montréal.

Certains réfrigérants ont également un impact important sur les émissions de GES, les HFC en particulier. Dans le cadre du Consumer Goods Forum, et plus précisément dans la résolution sur la réfrigération, Danone s’est engagée en 2010 à ne plus acheter de réfrigérateurs contenant des HFC pour équiper son parc et de passer aux réfrigérants naturels ou « à bas potentiel de réchauffement climatique » (GWP, Global Warming Potential), là où ils sont disponibles et où la législation en autorise l’utilisation.

Suivant l’initiative BCool, Danone a commencé en 2010 à renouveler son parc de réfrigérateurs sur les points de vente afin d’utiliser exclusivement des réfrigérants naturels. En sélectionnant également des réfrigérateurs plus performants sur le plan énergétique et en garantissant leur recyclage, Danone réduit tout à la fois l’énergie consommée et les émissions appauvrissant la couche d’ozone.

A la fin de l’année 2016,  100% des réfrigérateurs nouvellement achetés par Danone et installés sur les points de vente utilisaient des réfrigérants respectueux de l’environnement, dans les régions où ils sont disponibles et où la législation en autorise l’utilisation.

En octobre 2016, une nouvelle résolution sur les réfrigérants a été approuvée par les membres du CFG. Elle élargit le périmètre d’engagement pour couvrir tous les équipements achetés sous le contrôle de Danone (équipements industriels, commerciaux, et dans la chaîne d’approvisionnement). A la fin de l’année 2017, Danone a définit la base de comparaison sur le périmètre élargi de la nouvelle résolution sur les réfrigérants :

  • Pour les équipements industriels : 68%, dans les régions où ils sont disponibles et où la législation en autorise l’utilisation et 15% au niveau mondial ;
  • Pour les équipements commerciaux : 99%, dans les régions où ils sont disponibles  et où la législation en autorise l’utilisation et 91% au niveau mondial.

 

 

 

L’eau est au cœur de chaque étape des l’activités de Danone. L’entreprise s’engage à préserver cette ressource précieuse et de plus en plus rare, par le biais de partenariats au niveau local et en respectant ses cycles naturels, en adoptant des pratiques responsables à chaque étape de sa chaîne de valeur.

PROTEGER LES RESSOURCES NATURELLES D’EAU MINERALE

Danone a pour objectif de protéger les bassins versants et leurs écosystèmes naturels afin d’assurer la viabilité écologique des ressources hydriques sur ses sites. La collaboration scientifique et stratégique avec la Convention de Ramsar et l’UICN a donné lieu à une nouvelle méthode, SPRING, pour améliorer la gestion locale des ressources hydriques. Cette méthode SPRING (Sustainable Protection and Resources managING) définit des normes de gestion pour chaque source d’eau minérale mise en bouteille par le Groupe.

 

L’objectif est de déployer cet outil d’ici 2020 sur tous les sites du Métier Eaux pour évaluer la gestion locale des ressources hydriques (en identifiant les risques de pollution et les risques de pénurie d’eau) et pour instaurer un plan d’amélioration continue.


Fin 2017, 100% des sites relevant du Métier Eaux avaient fait l’objet d’audits SPRING, contre seulement 87% en 2016.

Fin 2017, 100% des sites relevant du Métier Eaux avaient fait l’objet d’audits SPRING, contre seulement 87% en 2016.

REDUIRE LA CONSOMMATION D’EAU DANS LES USINES

Total des prélèvements d’eau par source

 

 

En 2017, Danone a prélevé 68 684 milliers de m3 d’eau, contre 70 975 000 m3 en 2016.

La consommation d’eau de Danone a baissé de 3,2% en 2017 par rapport à 2016 (contre -0,5 % entre 2015 et 2016). A périmètre comparable la consommation totale d’eau de Danone a baissé de 1,4 % en 2017 par rapport à 2016 (contre une baisse de 0,3 % entre 2015 et 2016).

 

Sur la quantité totale d’eau prélevée en 2017, Danone utilise 29 572 milliers de m3 d’eau pour la composition de ses produits finis, principalement sur ses sites d’embouteillage (contre 29 188 milliers de m3 en 2016). Les quantités d’eau utilisées pour la composition des produits finis est quasiment stable (+0,7 %).

Consommation d'eau relative aux processus industriels

 

Sur la quantité totale d’eau prélevée en 2017, 39 113 milliers de m3 d’eau pour le processus industriel (contre 41 602 milliers de m3 en 2016). En2017, les quantités d’eau liées au processus industriel diminuent de 6 % par rapport à 2016.

 

Le graphique ci-dessous présente l’eau consommée durant les processus de production sur les sites de production au 31 décembre 2016 et 2017 (Périmètre Environnement Sites de production).


L’eau liée au processus industriel n’entre pas dans la composition des produits, il s’agit par exemple des eaux de lavage. Depuis 2016, Danone a exclu des indicateurs de mesure les eaux de refroidissement à passage unique (voir Note méthodologique).

2016*2017*
Consommation d'eau liée au processus industriel(a) (en milliers de m3)41 60239 113
Intensité de la consommation d'eau liée au processus industriel (a) (en
m3/tonne de produit)
1.171.11
(*) Hors flux de refroidissement à passage unique

 

L’intensité de la consommation d’eau liée au processus industriel de Danone a baissé de 5,3% en 2017 par rapport à 2016 (-4,9 % entre 2015 et 2016).

A périmètre comparable, ce ratio baisse de 5,6 % entre 2016 et 2017 (contre -1,3% entre 2015 et 2016). Cette baisse est le résultat d’une part d’actions de réduction et d’optimisation de la consommation d’eau  notamment dans les métiers Eaux et Nutrition Infantile (-2,4%) et d’autre part le résultat de la baisse des ventes du Métier Produits Laitiers et d’Origine Végétale (dont le ratio est supérieur à celui de l’entreprise), de l’augmentation des ventes du Métier Eaux (dont le ratio est inférieur à celui de l’entreprise) résultant à un effet favorable de -3,2%.

 

En 2017, au sein du Métier Produits Laitiers et d’Origine Végétale, de nouveaux processus d’audit one été développés au travers du partenariat avec Veolia, pour déterminer comment réduire, recycler ou réutiliser l’eau au mieux au sein des sites de production.

Evolution de l’intensité de la consommation d’eau liée au processus industriel depuis 2000

 

Le graphique ci-après représente l’évolution de l’intensité de la consommation d’eau liée au processus industriel dans les sites de production depuis 2000, sur les périmètres de reporting de chacune des années concernées. L’intensité a baissé de 50% par rapport à 2000 avec un objectif d’atteindre 60% à l’horizon 2020.

QUALITE DES REJETS D’EAUX USEES

Pour veiller à ce que les eaux usées rejetées dans la nature soient de qualité adéquate pour les écosystèmes et les consommateurs en aval, Danone a mis en œuvre en 2015 des règles strictes sur ses sites de production rejetant des eaux usées directement dans l’environnement naturel (voir définition dans les Clean Water Standards de Danone). Les indicateurs de performance des Normes de propreté de l'eau (Clean Water Standards) s’appuient sur des plafonds standard et se mesurent suivant des méthodes nationales ou internationales.

Le tableau ci-dessous présente les quantités de Demande Chimique en Oxygène (DCO) rejetées après traitement (y compris externe) par les sites de production au 31 décembre, en 2016 et 2017 (Périmètre Environnement Sites de production).

20162017
Rejet final de Demande Chimique en Oxygène DCO(a) (en milliers de
tonnes)
7.86.909
Ratio DCO nette (a)(kg/tonne de produit)0.220.20
(a) Périmètre Environnement Sites de Production (voir Note méthodologique).

 

Le ratio Demande Chimique en Oxygène (DCO, soit la consommation en dioxygène nécessaire pour arriver à oxyder les substances organiques et minérales qui sont présentes dans l'eau) nette de l’entreprise (c’est-à-dire après traitement), par tonne de produit, a baissé de 10,4% en 2017 par rapport à 2016 (contre une hausse de 18,3% entre 2015 et 2016 qui était due à des difficultés opérationnelles exceptionnelles en Afrique).  La performance de l’année 2017 s’explique principalement par la baisse des pertes matières et produits finis au sein des métiers Produits Laitiers et d’Origine Végétale liés à des actions de réduction et aussi un résultat direct de la baisse des volumes.

Le tableau ci-après montre à quel point les sites de production rejetant directement des eaux usées dans la nature respectaient les Clean Water Standards (CWS) au 31 décembre 2016 et 2017  (Périmètre Clean Water Standards Sites de production).



Danone a publié sa politique spécifique aux emballages en 2016, avec l’ambition d‘instaurer une économie circulaire de l’emballage, articulée en deux temps : sélectionner des matériaux durables, puis offrir une seconde vie à tous les plastiques. L’entreprise vise également à renforcer l’économie circulaire en réduisant autant que possible le gaspillage alimentaire.

ATTEINDRE ZERO ENFOUISSEMENT POUR LES DECHETS PLASTIQUES INDUSTRIELS

Chez Danone, certains processus de fabrication génèrent des déchets d’emballage, tels que rebuts, surplus non désirés, sous-produits non désirés et matériaux cassés, contaminés ou dénaturés en général.

En 2017, les sites de production de Danone ont généré 109 000 tonnes de déchets d’emballage dont, à ce stade, 91% sont recyclés ou incinérés avec récupération d’énergie. En comparaison, en 2016, 116 000 tonnes de déchets d’emballages ont été générés et 90% de ces déchets ont été recyclés ou incinérés.

L’objectif de l'Entreprise à l’horizon 2020 est d’éviter la mise en décharge des plastiques de ses sites de fabrication dans les pays disposant de systèmes de collecte développés. Un autre objectif consiste à y parvenir sur tous les sites d’ici 2025. Pour cela, il sera nécessaire d’adopter de meilleures solutions aux termes de partenariats et d’alliances – les usines ayant déjà commencé à collaborer avec différents partenaires pour maximiser leur taux de valorisation.

LUTTER CONTRE LE GASPILLAGE ALIMENTAIRE

Danone est convaincue que le fait que 30% des ressources alimentaires mondiales produites soient perdues pour les hommes représente un enjeu majeur pour la santé (faim et malnutrition), pour la planète (empreinte environnementale augmentée) et pour l’économie.

C’est pourquoi Danone s’est engagée en 2015, avec le Consumer Goods Forum, à diviser par deux entre 2016 et 2025 les déchets alimentaires non valorisés (mis en décharge, incinérés sans récupération d’énergie ou rejetés avec les effluents) dans ses opérations et à lutter contre le gaspillage alimentaire sur l’ensemble de sa chaine de valeur :

  • Au sein de son périmètre de responsabilité partagée, par exemple, Danone aide ses fournisseurs à adopter des pratiques agricoles plus durables, notamment à réduire leurs pertes ;
  • Au sein de son périmètre de responsabilité directe, Danone réduit les pertes de produits finis et de matières premières, notamment en donnant ses invendus encore consommables et en recyclant ce qui ne peut être consommé par les humains, de préférence en nourriture animale.

Les déchets alimentaires sont mesurés sur son périmètre de responsabilité directe, en accord avec le premier protocole international Food Loss and Waste. Le Métier Eaux est exclus (cf. section périmètre de la note méthodologique). Ces déchets comprennent les pertes de produits finis, de matières premières et de co-produits (lactosérum non valorisé pour l’alimentation humaine). Ces déchets peuvent être collectés, rejetés avec les eaux usées ou faire partie des boues de station d’épuration (cf. note méthodologique).

Le ratio de déchets alimentaires générés par tonne métrique de produits vendus est passé de 51,8 à 49,3 kg / tonne de produits vendus, équivalent à une baisse de 4,8%. A périmètre comparable, le ratio a baissé de 5,6% entre 2016 et 2017 grâce à la diminution des pertes en produits finis et matières premières au sein des Métiers Produits Laitiers et d’Origine Végétale et Nutrition Infantile. Par exemple, Danone Wave (Produits Laitiers et d’Origine Végétale, Etats-Unis) a mis en place un programme zéro déchet en vue de réduire les pertes dans la distribution aval et a observé une réduction de 14% de ses déchets alimentaires totaux par tonne de produits vendus.

Sur le montant total de déchets alimentaires générés, plus de trois quarts sont valorisés : principalement en alimentation animale, en compost ou en méthanisation. La quantité de déchets restants n’étant pas valorisés a baissé de 4,4% entre 2016 et 2017. A périmètre comparable, le ratio a baissé de 10,7%, principalement grâce à des solutions de valorisation des déchets alimentaires. Par exemple, Danone Brésil (Produits Laitiers et d’Origine Végétale) a revalorisé 2 500 tonnes de déchets alimentaires en alimentation animale, initialement destinés à l’enfouissement.

RÉDUIRE LE POIDS TOTAL DE DÉCHETS PAR TYPE ET MÉTHODE D’ÉLIMINATION

Depuis 2016, suite à l’application d’un nouveau standard, le Food Loss and Waste Protocol (voir Note méthodologique), Danone consolide les quantités de déchets générés selon les catégories suivantes : les boues de station d’épuration, les déchets de lactosérum, les déchets alimentaires collectés sur site et les déchets alimentaires rejetés avec les eaux usées, les déchets d’emballages, les déchets dangereux et finalement les autres déchets non dangereux.

 

Danone suit le pourcentage de ces déchets lorsqu’ils sont valorisés ; cette valorisation peut s’effectuer via le recyclage, la réutilisation des déchets, le compostage ou la valorisation énergétique. Les sites de production cherchent à maximiser le taux de valorisation de leurs déchets par la mise en œuvre des actions suivantes : organisation du tri des déchets sur site et formation du personnel à cet effet, recherche de sous-traitants capables de valoriser les différents types de déchets générés, et partage de bonnes pratiques entre sites.

La quantité totale des déchets générés en 2017 par les sites industriels exclut 29 milliers de tonnes de déchets exceptionnels de démolition suite aux travaux de rénovations de l’usine d’Evian (Eaux ; France).

À périmètre comparable le ratio des déchets générés par tonne de produits a baissé de 9,8 % entre 2016 et 2017 (contre une baisse de 2,3% entre 2015 et 2016) grâce à la baisse des pertes matière et produits finis dans les sites de production du métier Produits Laitiers et d’Origine Végétale et Nutrition Infantile. Le taux de valorisation reste quasiment stable à 83% (-0,2% entre 2016 et 2017).

Le ratio quantité totale de déchets par tonne de produits (en kg/tonne) est passé de 12,2 en 2016 à 11,2 en 2017.

UTILISER DES RESSOURCES DURABLES

Danone s’engage à éliminer les risques de déforestation associés à sa chaîne d’approvisionnement en emballage papier et carton vierge d’ici 2020 – et avant dans les régions où le risque de déforestation est élevé (Brésil, Chine, Indonésie et Russie). Cet engagement vise trois objectifs concrets : réduire activement le poids des emballages papier et carton de chaque produit, privilégier l’utilisation de fibres recyclées, et, lorsque cela n’est pas possible, privilégier les fibres vierges certifiées FSC, la production d’emballages papier et carton pouvant avoir des répercussions négatives sur les forêts. Le tableau ci-dessous montre le pourcentage d'emballages papier et carton conformes à la Politique Empreinte Forêt de Danone.


20162017
% d’emballages à base de papier en conformité avec la politique Empreinte Forêt de Danone 86%84%
% d’emballages à base de papier en conformité avec la politique Empreinte Forêt de Danone dans les pays à risque élevé97%95%

CO-CREER UNE SECONDE VIE POUR TOUS LES PLASTIQUES


20162017
% d’emballages issus de matériaux recyclés32%36%
% total de carton recyclé71%72%
% de PET recycle dans le métier eaux (hors Chine et Turquie)11%14%

Le tableau ci-dessus montre le pourcentage de matériaux recyclés présents dans les produits vendus au 31 décembre, 2016 et 2017. En 2017, 36% des emballages primaires, secondaires et tertiaires de Danone étaient issus de matériaux recyclés, dont 72% de carton recyclé.

Concernant les emballages plastiques, Danone s’engage fermement à appliquer une approche responsable, propice à une économie circulaire « de la bouteille à la bouteille », et vise à créer une demande pour les matériaux recyclés en augmentant la part de PET utilisé dans ses bouteilles. Malgré les défis que pose l’expansion de ce recyclage, il s’agit in fine d’utiliser au moins 25 % de rPET dans les bouteilles en plastique contenant de l’eau ou d’autres boissons dans les pays où les normes et règlements locaux l’autorisent. Danone cherchera même à y atteindre les 33 % d’ici 2025. 

En 2017, plusieurs marques du Métier Eaux, notamment Volvic, Evian et Bonafont, utilisaient déjà du rPET. Le taux de rPET utilisé par le Métier Eaux – excepté dans les pays où cela est interdit – s’élevait à 14% en 2017.

 

 

En tant qu'entreprise de l'industrie alimentaire, l'agriculture est au cœur de l'activité de Danone. Le système agricole fait aujourd’hui face à des défis majeurs tels que le bien-être animal, la perte de biodiversité ou encore la raréfaction de l’eau et Danone est convaincue que l’agriculture est une solution à ces défis, ainsi qu’un moteur de croissance durable. L'entreprise travaille ainsi avec ses partenaires au développement de modèles d'agriculture régénératrice compétitifs, inclusifs et résilients.

 

APPROVISIONNEMENT EN HUILE DE PALME DURABLE

99%

Huile de Palme « RSPO segregated ».

 

Danone utilise environ 39 000 tonnes (2017) d’huile de palme ce qui représente environ 0,05 % de la production mondiale. Danone utilise l’huile de palme dans certains produits finaux, principalement des Métiers Nutrition Infantile et Produits Laitiers et d’Origine Végétale.

 

Depuis 2014, 100 % de l’huile de palme achetée par le Métier Nutrition Infantile est certifiée “RSPO segregated” (traçabilité jusqu’au niveau des plantations, avec le soutien de The Forest Trust). Avec la récente expension de son Métier Produits Laitiers et d’Origine Végétale, Danone travaille à la conformité de ses approvisionnements supplémentaires en huile de palme. En 2017, 99 % de l’huile de palme achetée par l’Entreprise est certifiée “RSPO segregated”(hors WhiteWave).

 

 

PROGRAMME SUR LE BIEN-ÊTRE ANIMAL

100 %

du bétail bovin et ovin a accès aux pâturages (Périmètre Socrates : Nutrition Infantile, zone Europe).

100 %

des oeufs achetés sont issus de poules élevées en liberté (Périmètre Socrates : Nutrition Infantile, zone Europe).

90 %

de l'approvisionnement direct du lait de la filiale Dannon US est conforme aux normes de bien-être animal (certification Validus).

 

BIODIVERSITE


2

marques phares ont obtenu la certification Non GMO Project : Danimals (96% des volumes) et Dannon (79% des columes).